vendredi 3 mars 2017

Pleins feux sur le patrimoine no 12 : L’équipage de Paris

NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est partie d'une série des articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine 2017. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, ce « pleins feux » présente l’histoire de l’équipage de Paris qui est un membre d’honneur du Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick .

L’équipage de Paris (Archives provinciales du Nouveau-Brunswick, P98/134) 

L’équipage de Paris


Le 8 juillet 1867, trois pêcheurs et un gardien de phare ont pris par surprise le milieu de l’aviron par leur victoire aux régates internationales de l’Exposition universelle de Paris. L’équipage était composé des rameurs George Price, Robert Fulton, Elijah Ross et Samuel Hutton, tous de Saint John (Nouveau-Brunswick).

La victoire de l’équipage de Paris contre les meilleurs rameurs britanniques et européens a fait de ses membres des héros nationaux, et ce pendant la même semaine où le Canada est devenu un pays, suscitant ainsi un sentiment de fierté dans le nouveau pays et unissant les Canadiens.


jeudi 2 mars 2017

ACTIVITÉS GRATUITES LORS DU CONGÉ DE MARS 2017 AU MUSÉE ACADIEN DE L’UNIVERSITÉ DE MONCTON : BRICOLAGE LIBRE ET JEUX POUR TOUS LES ÂGES!


Moncton, le 27 février 2017 : Le Musée acadien de l'Université de Moncton vous invite à participer à divers activités, dont un bricolage libre, un jeu traditionnel acadien, un quiz par images et bien d’autres, qui auront lieu le jeudi 9 mars et le vendredi 10 mars 2017 entre 10 h et 15 h. Aucune inscription n'est requise. Les activités sont offertes gratuitement bien que les dons au Musée sont acceptés. Les activités s'adaptent à divers groupes d'âge, que vous soyez grands ou petits.

Pour plus d'informations, prière de communiquer avec Renée Beaulieu au (506) 858-4088, par courriel : maum@umoncton.ca ou visitez l’un de nos sites en ligne : www.umoncton.ca/umcm-maum, Facebook (@Musée.acadien), Instagram (MuseeAcadien) et Twitter (@MAcadien).


vendredi 17 février 2017

Pleins feux sur le patrimoine no 11 : James H. Moran

NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est partie d'une série des articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine 2017, qui se tiendra du 13 au 20 février. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, ce « pleins feux » présente l’histoire de la figure de proue du « Prince Victor » qui a été rapatriée récemment par La « Quaco Historical and Library Society » de St. Martins.

James H. Moran (1816 - 1879)
« Quaco Historical and Library Society »

James H. Moran
(1816 – 1879)


Mathias Moran a été l’un des premiers colons de St. Martins (qui s’appelait alors Quaco). Il arriva en octobre 1783 à la fin de la guerre, après la démobilisation du bataillon « King’s Orange Rangers ». Il reçut pour ses années de loyaux services envers le roi George III une concession de terre dont une partie, sur laquelle le chantier naval de la famille Moran se trouvait, est toujours en possession de ses descendants directs.

Le fils de Mathias Moran, James Moran Senior, né en 1781, a hérité de la propriété de son père et a continué à s’adonner à l’agriculture et à construire de petits bateaux. Il a construit son premier navire en 1805. James Moran Sr est décédé en 1860 à l’âge de 79 ans.


Pleins feux sur le patrimoine no 10 - Féniens, Américains, Acadiens et Canadiens : les confrontations de la Confédération

NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est le dixième d'une série des articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine 2017, qui se tiendra du 13 au 20 février. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, cette série nous donne une occasion de célébrer 150 ans de l’histoire, et de réfléchir au rôle du Nouveau-Brunswick dans l'établissement de la Confédération canadienne. En particulier, ce « pleins feux » est originaire de l’exposition du Musée de la région de Fredericton Un bateau plein d’ennui : Le Nouveau-Brunswick et la Conféderation, qui était conservée par Nathan Gavin et Caleb Goguen de STU et UNB.

Sir Arthur Hamilton Gordon
(Archives provinciales du
Nouveau-Brunswick, P360-14)

Féniens, Américains, Acadiens et Canadiens : les confrontations de la Confédération

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’expérience du Nouveau-Brunswick en ce qui concerne la Confédération a été houleuse. Le gouvernement responsable en étant toujours à ses balbutiements, la classe politique du Nouveau-Brunswick fera face à de nombreux obstacles avant de pouvoir se joindre à la Confédération. Avec le localisme ardent manifesté par certains et l’indignation flagrante que l’idée de toute forme d’union avec les Canadiens suscitait chez d’autres, l’entrée du Nouveau-Brunswick dans la Confédération ne sera pas de tout repos.

La guerre de Sécession aux États-Unis a été parmi les facteurs qui ont eu le plus d’influence sur la Confédération en raison des menaces qu’elle renfermait. Le jeune lieutenant-gouverneur Arthur Hamilton Gordon arrive au Nouveau-Brunswick en 1861, juste à temps pour sa première épreuve coloniale. Moins d’un mois après avoir mis les pieds sur le continent, il est confronté à l’affaire du Trent.


vendredi 10 février 2017

Pleins feux sur le patrimoine no 9 : La Renaissance acadienne - Auguste Renaud

Auguste Renaud
(Bibliothèque et Archives Canada)
NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est le neuvième d'une série des articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine 2017, qui se tiendra du 13 au 20 février. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, cette série nous donne une occasion de célébrer 150 ans de l’histoire, et de réfléchir au rôle du Nouveau-Brunswick dans l'établissement de la Confédération canadienne.

Auguste Renaud


Né à Bordeaux, en France, Auguste Renaud déménage à Bouctouche, avec sa famille, au milieu du XIXe siècle. M. Renaud devient agriculteur et épouse Cécile Léger en 1862.

Auguste Renaud représente le comté de Kent au premier Parlement du Canada en 1867. Il est élu en tant que représentant libéral le 20 septembre. Il est le premier francophone des Maritimes à obtenir un siège au Parlement.

M. Renaud se présente de nouveau aux élections en 1872 et est défait par Robert Barry Cutler. Il subit une autre défaite en 1874, et se retire de la scène politique pour assumer la fonction de percepteur adjoint du revenu de l’intérieur à Bouctouche. Il décède en 1897 et est inhumé à Fond-de-la-Baie.

Pleins feux sur le patrimoine no 8 : La Renaissance acadienne - Amand Landry

NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est le huitième d'une série des articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine 2017, qui se tiendra du 13 au 20 février. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, cette série nous donne une occasion de célébrer 150 ans de l’histoire, et de réfléchir au rôle du Nouveau-Brunswick dans l'établissement de la Confédération canadienne.

Amand Landry


Né à Memramcook, Amand Landry était un agriculteur, un enseignant et un pilier de la communauté. M. Landry a été l’un des premiers hommes politiques acadiens sur la scène provinciale au Nouveau-Brunswick. Il est élu à l’Assemblée législative en 1846, en tant que représentant du comté de Westmorland. Il perd son siège en 1850, pour le reprendre en 1853. Il remporte un siège en 1861 et demeure à l’Assemblée législative jusqu’en 1870.

Amand Landry a mis en lumière les idées et les préoccupations du peuple acadien au sujet de la Confédération. Il a fait valoir que la Confédération ne profiterait pas aux Acadiens, et que tous les chemins de fer que l’on promettait étaient des projets qu’ils ne verraient jamais se réaliser et pour lesquels ils devraient néanmoins payer. En outre, ils craignaient d’être gouvernés par un deuxième groupe de politiciens anglais et, en fait, de perdre la modeste voix qu’ils avaient. Après la défaite du gouvernement anti-confédération d’Albert James Smith, Amand Landry a conservé son siège jusqu’en 1870, parmi les huit députés anti-confédération réélus en 1865.

Pleins feux sur le patrimoine no 7 : La Renaissance acadienne au Nouveau-Brunswick

Israël Landry
(Le Moniteur Acadien, 1892)
NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est le septième d'une série des articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine 2017, qui se tiendra du 13 au 20 février. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, cette série nous donne une occasion de célébrer 150 ans de l’histoire, et de réfléchir au rôle du Nouveau-Brunswick dans l'établissement de la Confédération canadienne.


La Renaissance acadienne au Nouveau-Brunswick


La Confédération est marquée par la renaissance de l’identité culturelle, économique et politique acadienne grâce à divers médias. Des journaux
Valentin Landry
(Centre d'études acadiennes
de l'Université de Moncton) 
aux sièges parlementaires, la « Renaissance acadienne » constitue un tournant de l’histoire de l’Acadie et contribue grandement à l’édification du Nouveau-Brunswick tel qu’on le connaît aujourd’hui.

1867 marque l’une des premières étapes importantes pour la population acadienne du Nouveau-Brunswick. C’est l’année quand Le Moniteur acadien, publié à Shediac par Israël Landry, est devenu le premier journal de langue française dans la région atlantique. Suivra L’Évangéline, publié en 1887 par Valentin Landry (de Pokemouche), qui sera un pilier de la culture acadienne durant près de 100 ans.

La Confédération et les promesses subséquentes provoquent des perturbations importantes dans les communautés acadiennes de la province. La Confédération promet des chemins de fer (qui pourraient contourner toutes les communautés acadiennes), un deuxième ordre de gouvernement supérieur au sein duquel les Acadiens seront pour ainsi dire être absents, et des écoles laïques.

Amand Landry
L’opposition acadienne à la Confédération n’était pas sans fondement. De nombreux projets promis par la Confédération des provinces de l’Amérique du Nord britannique n’avaient pratiquement aucun effet sur les communautés acadiennes. Amand Landry, l’une des premières personnalités politiques acadiennes d’envergure, comprend ces préoccupations et devient un porte-étendard des questions acadiennes durant les élections sur la Confédération. Il s’oppose tout particulièrement à un projet de chemin de fer au sud de la province, entre Saint Andrews et Woodstock, parce qu’il n’apporte rien aux Acadiens qui habitaient dans le nord. Albert James Smith se sert de ce mécontentement et gagne la confiance des Acadiens avec son mouvement d’opposition à la Confédération.